samedi 5 juin 2010

Et voilà, on the tv Tieutieu

Moi qui pensais avoir perdu mon accent normand en venant à la Keupitale...
Tu pourras écouter le chant du terroir ici, malheureux. Ce sera aussi l'occasion de voir quelques pages, magnifiquement mises en valeur par le montage de l'émission.
A signaler, avant mon interview, un reportage sur le Comte de Saint Germain, excellente bd ! Et après, une interview fleuve de l'homme qui est le héros de l'émission (et on le comprendra) : Régis Loisel !
Bonne vis... bon visionn...
Amuse toi bien, quoi.

mardi 1 juin 2010

Avoir l'air con à la télé, un métier...

Salut l'ami(e) !
Un petit post, comme ça, pour te prévenir que Vendredi, Samedi, et Dimanche, je repasse en boucle à la télévision. Sachant qu'au moment du tournage, j'étais aussi détendu qu'un câble de pont, ce devrait être un grand moment d'aisance, de répartie souple, et de drôlerie furieuse. En plus, cet instant mythique pourra être savouré à l'infini sur le net. Je m'en réjouis d'avance.

L'émission où je passe, c'est un Monde de Bulles, la seule émission intergalactique et universelle entièrement dédiée, dévouée, consacrée à la bd. C'est Jean Philippe Lefèbvre, le présentateur, qui le dit lui-même.
A priori, il a raison, puisque, mis à part cette excellente initiative prise sur Public Sénat, le PAF tout entier se torche avec notre noble métier, le reste du monde en a rien à foutre de la bd franco-belge, et les extra terrestres préfèrent les jeux vidéos. Normal, c'est une race supérieure.
En même temps, j'ose à peine imaginer leur perplexité s'ils reçoivent le signal, et décryptent une interview de Jodorowski. Bref.

Cependant, je ne vais pas bouder mon plaisir, Jean Philippe m'a invité, c'est chouette, et je suis bien content de passer à la télé pour parler de 3 Souhaits, mon dernier album, disponible dans tous les librairies, bonnes ou mauvaises, depuis le 5 Mai, et qui n'a que des bonnes critiques.
Contrairement à Prince of Persia.

Alors :
1 - qu'on vienne pas m'emmerder avec ce film qui n'a rien à voir avec mon livre
2 - si t'as pas compris qu'il fallait l'acheter, même si t'aimes pas les 1001 nuits, c'est que ton lobe frontal est porté disparu
3 - si avec une accroche pareille, tu me trouves pas sympa et tu veux vraiment pas acheter mon bouquin, c'est que t'as aussi perdu ton hémisphère droit dans le métro

Rooooh, allez, excuse moi, je m'emporte.
On va dire que je suis simplement un peu stressé.

Faut dire que je suis déjà intervenu dans un Monde de Bulles, et que j'avais été, comment dire... A chier ?
C'était pour la collection 7, chez Delcourt.
Oui, il y a deux trois ans, j'ai été interviewé pour un chef d'oeuvre commis dans cette collection. J'essayais de faire des blagues pendant mon interview, juste après Fabien Vehlmann.
Si t'as déjà vu Richard Virenque essayer de faire des phrases intelligentes quand il commente le Tour de France, tu comprendras l'écart qu'il y a entre essayer d'être drôle, et l'être vraiment.
Le pire, c'est que tu peux retourner voir la vidéo, si tu veux rire un coup. Ne compte pas sur moi pour te filer le lien, espèce de pervers.

Mais, bon, là, je m'inquiète sans doute pour rien.
A priori, les conditions n'étaient pas les mêmes. Là, c'est super, j'ai été interviewé juste avant un petit jeune, qui démarre dans le métier. Régis quelque chose. Du coup, je me suis senti beaucoup mieux.

Non, vraiment, je crois que ça va être super...

dimanche 23 mai 2010

Je suis allé au concert de Lady Gaga

Hé ben oui. C'est comme ça, l'ami. Consternation. Je sais.
Et le pire est à venir : j'ai bien aimé.
Alors c'est sûr, je suis pas un fan, loin s'en faut, je connaissais pas les paroles, j'ai pas sauté pendant deux heures en hurlant chaque chanson, encore moins reconnu les intros de tel ou tel tube, et surtout pas applaudi à s'en faire exploser les paumes à la fin des singles.
Le type qui était à côté de moi s'en est chargé. Il se trouve juste que c'était mon frère.

Mais j'ai aimé, il faut l'assumer. Moi, quand on me propose un défilé de John Galliano, mixé avec du Chantal Goya, le tout réalisé par Michael Bay ou Roland Emmerich, je dis "faut voir". C'est sûr, par contre, qu'il faut pas espérer entendre le mot "nuance" dans la bouche des fans...

Faut dire qu'entre la troupe de danseurs bâtis comme des lutteurs, les décors à la Ben Hur version urban style, les costumes mécaniques et les plateformes à faire hurler Johnny de jalousie, tu comprends le prix du billet. Ou presque.

Donc, plein la gueule. Plein les oreilles, aussi, mais ça on le savait. C'est un concert. Si t'as pas d'acouphène à la sortie, c'est que t'as passé une mauvaise soirée.

Mais j'ai aimé.
Parfois, même, j'ai crié, moi aussi. Quand elle a dit "in France, you all have big cocks", là oui, j'ai accompagné la ferveur populaire d'un rugissement bestial.

Et puis elle le méritait. Elle est généreuse, cette fille-là. 89 "cheu fous aime mei peti monsterrrrrzzz", 157 "cheu viou eudoowwweee peurisssss". C'est moins que Madonna, à ce qu'on m'en a dit. Mais elle, elle le dit vraiment, c'est pas du playback. Même quand elle chante, dis donc.

Oui, un truc de fou : elle chante vraiment. Elle a même plutôt une bonne voix. On a eu droit au fameux interlude au piano que tous les critiques citent : "j'ai une voix, moi, les mecs, contrairement à ce que laissent croire mes chansons, et je sais même jouer d'un instrument de musique".
En tout cas, moi, de la part d'une chanteuse de techno, il en fallait pas plus pour me sidérer.

Reprise de "stand by me", plus deux titres à elle. Bien chantés, audibles, tout ça. Un truc de dingue. Avant, après, t'entends plus sa voix, mais c'est pas grave, à un moment t'as entendu quelque chose, et c'était juste.
Alors, bien sûr, même au piano, même a capella, ça se finit à quatre pattes, en utilisant d'une étrange façon les chandeliers en toc qui sont autour d'elle.

Faut pas oublier que c'est une freaks, qu'elle démolit l'establishment à grands coups de chansons. Mais quand même, le coup des chandeliers, c'était pas forcément nécessaire, on avait déjà bien compris qu'elle était en révolte avant. Quand elle remuait sa tête entre les cuisses de ses danseurs, par exemple.

Mais quand même, une vraie performance.
Y a un moment, peut-être, où je me suis dit que c'était too much : c'est le coup du Gozilla en latex, qui la caressait avec ses tentacules, pendant que son soutif et son panty crachait des feux d'artifice.
J'ai pas bien compris le rapport avec la chanson, "Paparazzi". Mais ça donnait.

Enfin bon, le reste du public s'en foutait, de tout ça. Ils l'ont aimée. Très très fort.
Surtout quand elle a crié "i love you all, my french gay boyyyzzzzzzzz !!!!".
C'est sans doute à ce moment là que la salle a hurlé le plus fort...

Quel chouette concert.

lundi 17 mai 2010

Et hop...

Oui, je sais, ça sent l'autopromo, et en attendant, rien de neuf, mais tout de même, deux chroniques de ce niveau-là, champagne, voilà...
Déjà, le bédien d'argent sur Planète BD
Ensuite, les honneurs du Comptoir de la BD, sur le Monde.fr.
Bon ben ça fait plaisir et puis c'est tout.
Mais promis, je posterai des recherches pour d'autres projets sous peu, normalement...

mercredi 5 mai 2010

Sortie mondiale de 3 Souhaits

Salut, camarade !
A y est, il est là, tout beau, tout chaud etc... phrases de rigueur
Mais quand même, mon petit coeur bat la chamade quand je le tiens dans mes mains.
A propos de rythme, vois donc la bande annonce, digne des plus grands films hollywoodiens. Oui, j'ai perdu tout sens de la mesure. Et si ça te fait pas envie, va te faire p...

Oh, et puis non, lis ça, plutôt. Une sympathique preview.
Et les appréciations qui vont avec, pendant qu'on y est, que ce soit sur bdgest, coinbd, ou sceneario...

L'entrée à l'Académie Française n'est pas loin, on peut le dire... et c'est pas trop tôt. J'attendais avec impatience qu'on me file un costard et un sabre. Le bicorne, moins, mais on fera avec...

Bon, beh je vais aller me calmer, moi... Tiens, je vais envoyer mon livre à la charmante Christine Ango en lui demandant ce qu'elle en pense, ça devrait me ramener sur terre fissa.

jeudi 15 avril 2010

3 souhaits le retour

Et paf !
Tiens, ami lecteur, deux autres pages !


Et à bientôt, ah ah aaaaaahhhh (rire de pirate partant au loin...)

samedi 10 avril 2010

Bob le maître des scénaristes

Salut camarade
Mais que se passe-t-il ??? Je n'ai laissé passer qu'une petite semaine entre le dernier post et celui-ci ??? Peut-être est-ce l'excitation du moment, l'intense envie d'écrire qui m'étreint depuis 4 jours ?
Vi, parce que pendant ces quatre dernières journées, là, je suivais un séminaire, avec mon camarade Mathieu Mariolle, scénariste de renom.
Nous écoutions, bouche bée, les conseils prodigués par Robert Mc Kee, docteur es scenario adulé par les scénaristes (et producteurs, et réalisateurs, et acteurs) d'outre-Atlantique, et qui commence (qui est, en fait) à être bien connu ici aussi.
Pour preuve, un amphi bourré, 300 sièges bien remplis, et autant de gens applaudissant à la fin de chaque session.

Au programme, structure, fossé narratif, personnage, scène de crise, climax actes et autres pivots dramatiques, des analyses de scénar en veux tu en voilà, mon coco !

Au programme aussi, hélas, les histoires et les opinions de Bob, qui fait ses 68 ans, et qui est très très américain, hein... dans le mauvais sens du terme.
Son chat nous a fait deux histoires d'un quart d'heure, l'Europe est un continent en guerre perpétuelle, l'Irak, c'est les anglais qui ont causé tout ça, le cinéma français c'est de la merde ("le cinéma hollywoodien aussi, mais nous au moins, on essaie de rembourser nos financiers"), et purée, qu'est-ce qu'on est nombrilistes avec notre pu... de langue et de culture.
Et si t'arrives à la bourre, je te préviens, tu te fais passer un savon devant les 299 autres personnes de l'amphi.

Autrement dit, t'as payé pour te faire chier dessus.

Mais bon, Bob a mis le doigt sur plein de trucs intéressants, Bob a au moins deux divorces qui lui coutent du pognon (oui, ça on l'a su aussi, et on a vu sa troisième femme, toute jolie là, avec son lifting, ses boobs en plastique et sa bouche collagénée) alors on lui passe ses sautes d'humeur, parce que mine de rien, quand on passe quatre jours à se repasser ses propres scénars dans la tête en se disant "hé m... j'ai pas vu ça, et ça, j'aurais du le faire comme ça, mais oui, c'est évident que le perso doit être caractérisé comme ça"... ben c'est que ça en valait le coup.

Alors toi, le petit jeune qui veut percer, un conseil : lire un livre, tout simplement.
Story, de Robert Mc Kee. Le séminaire sous forme de livre, et plus tard, si le coeur t'en dit (et ton portemonnaie aussi), fais donc le séminaire, carrément, parce ça permet quand même de cumuler en une lecture 50 ans d'expérience d'analyse scénaristique pointue.
Et, il faut le dire, même si c'est une question de goût aussi, je n'ai jamais ressenti ça à la lecture des (trop) nombreux livres écrits par des français sur le scénar... (à se demander où nos meilleurs scénaristes ont appris à travailler, parce que, n'en déplaise à Bob, on en a, y a qu'à voir des séries comme Pigalle la Nuit)

Bon, j'y vais, je dois réécrire mes trois livres en cours.
Merci Bobby.