Juste pour vous dire que
1- je ne suis pas mort, plutôt bien vivant, ou entre les deux. Disons que j'ai bossé comme un âne ces derniers temps, et que depuis deux jours, je me sens comme perdu dans les limbes de "L'Entre Deux Projets". Hélas, ça ne pourra pas durer.
2- les livres avancent, sinon, ça ne servirait à rien que je travaille, je crois, hein... bien sûr, là, vous dites "on veut voir des pages", et j'ai envie de vous dire
3-sur la Licorne, le secret est et restera bien gardé. On en est à la page 40 finie, plus que... vingt deux... ah ah ah... mais il sera beau, ah ça...
4-sur le tome deux de 3 Souhaits, j'ai mis une page plus bas, et on attendra la rentrée pour vous donner plus de nouvelles et de visuels, mais on vous en donnera, pour sûr, parce que ça fait envie, là aussi, vraiment... Sortie prévue en Janvier 2012. Ca fait long, mais comme pour la Licorne, ça ne se dessine pas tout seul.
5- sur le Mystere Nemo 3, trop tôt pour vous montrer des choses. La frustration est totale, je sais.
6- encore plus drôle : j'ai trois autres livres en route, dont deux one shots dans des collections ultra top secrètes. Devinez : je ne peux pas en parler non plus.
Oui, vous êtes frustrés. Ou alors vous vous en foutez... moi pas, j'aimerais vous montrer des pages des trois premiers livres cités, mais je ne le ferai qu'à partir de la rentrée ! Gné hé hé...
Adieu, ou à très vite, qui sait, et n'allez pas voir Transformers 3. Moi j'irai, parce que je suis quelqu'un de malade et que même une castration chimique n'y changerait rien (aaaaaah, ces voitures lustrées qui se transforment en hommes d'acier... qui peut contrôler des pulsions pareilles, hein, qui !!??)
mardi 21 juin 2011
samedi 6 novembre 2010
Buried
Coucou camarade !
Aujourd'hui, non pas un article de news (je sais que tu enrages de ne pas en avoir, camarade, toi qui fais partie de mes cinq visiteurs réguliers, il y en aura bientôt, ne t'en fais pas...) mais un post louangeur. Je n'en fais pas souvent, je m'étais exprimé ici même sur la Zona, excellent film espagnol. Je reviens pour parler de Buried, visionné hier, faisant déjà (plus ou moins) l'unanimité. Pourquoi en parler, alors, si tous les (bons) critiques de cinéma lèvent déjà le pouce ?
D'abord, parce que c'est un gant jeté à la face des auteurs, en tout cas, de tous ceux qui aiment « le genre » comme on dit. C'est peut-être même une moufle de soudeur en travers de la gueule, ou une pince de scaphandrier, faut voir.
Parce qu'il s'agit là du pitch impossible par excellence : passer tout un film en compagnie d'un homme enterré dans un cercueil, avec pour seul contact extérieur un téléphone portable...
Et ça, n'importe lequel d'entre nous vous le dira : on a tous nos pitchs « qui-coûtent-rien-et-qui-vont-changer-la-donne-à-jamais-genre-Cube/BlairWitch-tu-vois-mais-avec-une-palme-d'or-et-huit-oscars-à-la-fin. ».
Sauf qu'on en fait pas des scénarios. Pourquoi ?
Camarade, camarade... la blague du mec enfermé, tout le monde l'a faite, elle est inscrite sur le petit carnet à « idées qui déchirent » de tout un chacun.
Et ça s'arrête là. Une heure trente, ou trois cent pages, ou trois albums de bd... passés avec UN mec, dans UNE boîte ? Vide soudain de l'imaginaire, face au défi à relever. L'idée du siècle s'effondre.
Hé oui... L'histoire du mec enfermé tout seul reste, pour chaque auteur, un souvenir cuisant, une punition qu'il s'est infligé sans le savoir au début. Un autobizutage, une selfmade-bite-au-cirage, dont le scénariste retient une leçon essentielle : les pitchs, c'est comme les filles, y en a qui sont hors catégorie. (Beaucoup trop, d'ailleurs.)
Le problème, avec Buried, c'est qu'il est arrivé ce qui arrive tous les dix ans : le film tient ses promesses. Le scénariste qui était aux manettes a réussi là où tous les autres ont échoué.
Et c'est mal.
C'est sans doute une des pires humiliations subie par toute une catégorie socio-professionnelle. Catégorie qui se caractérise en plus par l'égo démesuré de ses membres : on parle quand même de gens qui demandent du pognon pour raconter des histoires... Même un usurier aurait pas assez de gueule pour le faire.
Alors, je ne vais pas m'étendre, parce que détailler le film, c'est le desservir. Malgré quelques facilités vite oubliées devant l'audace et l'impact de l'expérience, il réussit à maintenir le suspense jusqu'au bout, et c'est peu dire. Le pire, c'est qu'il finit de la meilleure des manières : il sèche son spectateur à la toute dernière seconde. Et rarement générique de fin a laissé un tel blanc dans une salle.
Et quand cette salle est remplie à crever de jeunes gens sympathiques arrivés évidemment cinq minutes après le début du film, les phones allumés et braqués comme des torches pour trouver une place, avec force blagues et déclarations tonitruantes (j'aime l'UGC de la Défense), imposer le silence, c'est un beau challenge.
Même ton scénariste préféré a subtilement tenté l'impossible avec un courageux « Vos gueules. » C'était follement téméraire, c'est vrai, noyé comme je l'étais dans la masse et la pénombre de la salle. Ca n'a pas marché, tu en jugeras par la réponse qui m'a été faite : « A la fin du film, on te retrouve, b...d. ».
Et pourtant, le film s'est imposé de lui-même.
Buried, c'est aussi ça : tout le 92 est réuni dans une salle... et pourtant, le 92 ferme sa gueule. Et ça fait du bien.
Buried, c'est même un scénariste qui rentre chez lui sain et sauf, parce que tous les soucis, les petites contingences de la vie quotidienne, et même les menaces de mort, tout est oublié le temps d'un film. Si c'est pas beau.
Enfin, Buried relève avec talent un dernier défi : offrir un rôle en or à ça :

Ouais, on fait plus crédible, comme acteur dramatique. C'est plutôt une chouette pub pour les salles de sport (une pub mensongère, cependant, je peux te l'assurer...) et c'est semble-t-il ce qu'il faut être pour se ta... pour épouser Scarlett Johanson.
Pourtant, malgré une ceinture abdominale incompatible avec un rôle shakespearien, Ryan Reynolds (oui, tu l'as compris, c'est son nom) est un bon acteur, et n'a pas joué que dans des merdes, avant. Mais il en a fait beaucoup. Ou peut-être en a-t-il fait une de trop avec l'inénarrable Wolverine... ? Le pire est qu'il promet d'en faire d'autres (quelqu'un va aller voir Green Lantern ? AH AH AAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaah noooooom de D...)
En tout cas, Ryan est très bien, dans Buried, comme il peut l'être dans... je sais plus... Mais grâce à ce film, on lui souhaite de pouvoir faire monter son cachet sur Green Lant... nan, allez, j'arrête, c'est mal.
Bref, Buried. Un film très très énervant... pour un auteur. Du temps intelligemment investi pour spectateur, sans nul doute.
Mais qui faut-il, finalement, remercier pour ça ?
D'après IMDB, ce monsieur s'appelle Chris Sparling. C'est donc lui que de nombreux scénaristes vont remercier pour l'heure et demi passée grâce à son talent. Et pour la remise en question qui s'en suit, c'est aussi lui qui sera traqué comme une bête Et c'est tant mieux, y a une justice. Enfoiré.
Heureusement qu'il y a toujours des daubes pour se rassurer, se dire qu'on est quand même bon... J'en profite ici pour remercier Tony « épilepsie garantie » Scott : Tony, j'ai vu la bande annonce de ton nouveau bébé, Unstoppable. La scène d'exposition est d'ailleurs visible dans le trailer, et c'est d'une grande finesse, comme toujours dans ce que tu fais.
« _ Vous êtes en train de me dire qu'on a un train sans conducteur et sans frein, chargé de produits toxiques, lancé à 300 km/h, et qui va dérailler dans une ville de 100000 habitants ?
- Oui, madame. »
Tes dialoguistes sont des tueurs, comme d'hab. Et j'ai vraiment hâte de retrouver Denzel « dis aux enfants que je les aime » Washington.
Ouf, heureusement que vous arrivez, les gars, on se sentait moins bons, tout à coup...
Aujourd'hui, non pas un article de news (je sais que tu enrages de ne pas en avoir, camarade, toi qui fais partie de mes cinq visiteurs réguliers, il y en aura bientôt, ne t'en fais pas...) mais un post louangeur. Je n'en fais pas souvent, je m'étais exprimé ici même sur la Zona, excellent film espagnol. Je reviens pour parler de Buried, visionné hier, faisant déjà (plus ou moins) l'unanimité. Pourquoi en parler, alors, si tous les (bons) critiques de cinéma lèvent déjà le pouce ?
D'abord, parce que c'est un gant jeté à la face des auteurs, en tout cas, de tous ceux qui aiment « le genre » comme on dit. C'est peut-être même une moufle de soudeur en travers de la gueule, ou une pince de scaphandrier, faut voir.
Parce qu'il s'agit là du pitch impossible par excellence : passer tout un film en compagnie d'un homme enterré dans un cercueil, avec pour seul contact extérieur un téléphone portable...
Et ça, n'importe lequel d'entre nous vous le dira : on a tous nos pitchs « qui-coûtent-rien-et-qui-vont-changer-la-donne-à-jamais-genre-Cube/BlairWitch-tu-vois-mais-avec-une-palme-d'or-et-huit-oscars-à-la-fin. ».
Sauf qu'on en fait pas des scénarios. Pourquoi ?
Camarade, camarade... la blague du mec enfermé, tout le monde l'a faite, elle est inscrite sur le petit carnet à « idées qui déchirent » de tout un chacun.
Et ça s'arrête là. Une heure trente, ou trois cent pages, ou trois albums de bd... passés avec UN mec, dans UNE boîte ? Vide soudain de l'imaginaire, face au défi à relever. L'idée du siècle s'effondre.
Hé oui... L'histoire du mec enfermé tout seul reste, pour chaque auteur, un souvenir cuisant, une punition qu'il s'est infligé sans le savoir au début. Un autobizutage, une selfmade-bite-au-cirage, dont le scénariste retient une leçon essentielle : les pitchs, c'est comme les filles, y en a qui sont hors catégorie. (Beaucoup trop, d'ailleurs.)
Le problème, avec Buried, c'est qu'il est arrivé ce qui arrive tous les dix ans : le film tient ses promesses. Le scénariste qui était aux manettes a réussi là où tous les autres ont échoué.
Et c'est mal.
C'est sans doute une des pires humiliations subie par toute une catégorie socio-professionnelle. Catégorie qui se caractérise en plus par l'égo démesuré de ses membres : on parle quand même de gens qui demandent du pognon pour raconter des histoires... Même un usurier aurait pas assez de gueule pour le faire.
Alors, je ne vais pas m'étendre, parce que détailler le film, c'est le desservir. Malgré quelques facilités vite oubliées devant l'audace et l'impact de l'expérience, il réussit à maintenir le suspense jusqu'au bout, et c'est peu dire. Le pire, c'est qu'il finit de la meilleure des manières : il sèche son spectateur à la toute dernière seconde. Et rarement générique de fin a laissé un tel blanc dans une salle.
Et quand cette salle est remplie à crever de jeunes gens sympathiques arrivés évidemment cinq minutes après le début du film, les phones allumés et braqués comme des torches pour trouver une place, avec force blagues et déclarations tonitruantes (j'aime l'UGC de la Défense), imposer le silence, c'est un beau challenge.
Même ton scénariste préféré a subtilement tenté l'impossible avec un courageux « Vos gueules. » C'était follement téméraire, c'est vrai, noyé comme je l'étais dans la masse et la pénombre de la salle. Ca n'a pas marché, tu en jugeras par la réponse qui m'a été faite : « A la fin du film, on te retrouve, b...d. ».
Et pourtant, le film s'est imposé de lui-même.
Buried, c'est aussi ça : tout le 92 est réuni dans une salle... et pourtant, le 92 ferme sa gueule. Et ça fait du bien.
Buried, c'est même un scénariste qui rentre chez lui sain et sauf, parce que tous les soucis, les petites contingences de la vie quotidienne, et même les menaces de mort, tout est oublié le temps d'un film. Si c'est pas beau.
Enfin, Buried relève avec talent un dernier défi : offrir un rôle en or à ça :

Ouais, on fait plus crédible, comme acteur dramatique. C'est plutôt une chouette pub pour les salles de sport (une pub mensongère, cependant, je peux te l'assurer...) et c'est semble-t-il ce qu'il faut être pour se ta... pour épouser Scarlett Johanson.
Pourtant, malgré une ceinture abdominale incompatible avec un rôle shakespearien, Ryan Reynolds (oui, tu l'as compris, c'est son nom) est un bon acteur, et n'a pas joué que dans des merdes, avant. Mais il en a fait beaucoup. Ou peut-être en a-t-il fait une de trop avec l'inénarrable Wolverine... ? Le pire est qu'il promet d'en faire d'autres (quelqu'un va aller voir Green Lantern ? AH AH AAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaah noooooom de D...)
En tout cas, Ryan est très bien, dans Buried, comme il peut l'être dans... je sais plus... Mais grâce à ce film, on lui souhaite de pouvoir faire monter son cachet sur Green Lant... nan, allez, j'arrête, c'est mal.
Bref, Buried. Un film très très énervant... pour un auteur. Du temps intelligemment investi pour spectateur, sans nul doute.
Mais qui faut-il, finalement, remercier pour ça ?
D'après IMDB, ce monsieur s'appelle Chris Sparling. C'est donc lui que de nombreux scénaristes vont remercier pour l'heure et demi passée grâce à son talent. Et pour la remise en question qui s'en suit, c'est aussi lui qui sera traqué comme une bête Et c'est tant mieux, y a une justice. Enfoiré.
Heureusement qu'il y a toujours des daubes pour se rassurer, se dire qu'on est quand même bon... J'en profite ici pour remercier Tony « épilepsie garantie » Scott : Tony, j'ai vu la bande annonce de ton nouveau bébé, Unstoppable. La scène d'exposition est d'ailleurs visible dans le trailer, et c'est d'une grande finesse, comme toujours dans ce que tu fais.
« _ Vous êtes en train de me dire qu'on a un train sans conducteur et sans frein, chargé de produits toxiques, lancé à 300 km/h, et qui va dérailler dans une ville de 100000 habitants ?
- Oui, madame. »
Tes dialoguistes sont des tueurs, comme d'hab. Et j'ai vraiment hâte de retrouver Denzel « dis aux enfants que je les aime » Washington.
Ouf, heureusement que vous arrivez, les gars, on se sentait moins bons, tout à coup...
mercredi 13 octobre 2010
Les Primordiaux attaquent...
... ils ont intégré notre réalité !!
Sculpture... au pistolet à colle ! Par l'incroyable Jérémy Masson (blog accessible si vous appuyez sur son nom, les amis), camarade d'Anthony.
Si c'est pas chouette, ça...
Sculpture... au pistolet à colle ! Par l'incroyable Jérémy Masson (blog accessible si vous appuyez sur son nom, les amis), camarade d'Anthony.
Si c'est pas chouette, ça...
mercredi 29 septembre 2010
Back from hell
Oui, bon, d'accord, c'est un peu pompeux, comme titre, m'enfin, quand même, j'en ai abattu, du boulot...
Tu seras donc content, ami lecteur, d'apprendre qu'en plus d'avoir passé des vacances radieuses dans le Vercors et sur la Costa Brava où mon corps sculptural a pu gagner la teinte dorée qui lui sied si bien, j'ai aussi avancé sur différents projets. C'est donc il y a quelques semaines, grâce à ma détermination sans faille, que j'ai terminé le script de la Licorne tome 4. Avec un an de retard, mais ça on passera...
Toujours est-il que le livre était bien entamé, et qu'il a maintenant la fin qu'il mérite, après 42 versions différentes. Enfin, j'espère que cette fin est bonne, c'est pas vraiment moi qui vais en juger...
Un petit extrait ?

Vous pouvez en trouver d'autres sur le blog d'Anthony, tout comme cette image, intitulée le réveil du Leviathan... et j'en dirai pas plus.

Quant à 3 Souhaits t2, il est sur les rails, le dessin a démarré, la fin du script connaît quelques affinement, elle se fige tranquillement, et devrait être gravée dans le marbre dans les jours qui viennent. Après... un bon paquet de mois de travail, là aussi !

Et pour finir... le Mystere Nemo 3 est presque terminé, et sortira à la rentrée 2011. A venir, une petite preview... on parlera de ce qui se prépare en parallèle, mais ça, c'est pour plus tard... en attendant, vous pourrez voir ici, comment on signe les dossiers en préparation. Petit cadeau d'Anne Rouvin, grosses bises au passage !
Tu seras donc content, ami lecteur, d'apprendre qu'en plus d'avoir passé des vacances radieuses dans le Vercors et sur la Costa Brava où mon corps sculptural a pu gagner la teinte dorée qui lui sied si bien, j'ai aussi avancé sur différents projets. C'est donc il y a quelques semaines, grâce à ma détermination sans faille, que j'ai terminé le script de la Licorne tome 4. Avec un an de retard, mais ça on passera...
Toujours est-il que le livre était bien entamé, et qu'il a maintenant la fin qu'il mérite, après 42 versions différentes. Enfin, j'espère que cette fin est bonne, c'est pas vraiment moi qui vais en juger...
Un petit extrait ?

Vous pouvez en trouver d'autres sur le blog d'Anthony, tout comme cette image, intitulée le réveil du Leviathan... et j'en dirai pas plus.

Quant à 3 Souhaits t2, il est sur les rails, le dessin a démarré, la fin du script connaît quelques affinement, elle se fige tranquillement, et devrait être gravée dans le marbre dans les jours qui viennent. Après... un bon paquet de mois de travail, là aussi !

Et pour finir... le Mystere Nemo 3 est presque terminé, et sortira à la rentrée 2011. A venir, une petite preview... on parlera de ce qui se prépare en parallèle, mais ça, c'est pour plus tard... en attendant, vous pourrez voir ici, comment on signe les dossiers en préparation. Petit cadeau d'Anne Rouvin, grosses bises au passage !
samedi 5 juin 2010
Et voilà, on the tv Tieutieu
Moi qui pensais avoir perdu mon accent normand en venant à la Keupitale...
Tu pourras écouter le chant du terroir ici, malheureux. Ce sera aussi l'occasion de voir quelques pages, magnifiquement mises en valeur par le montage de l'émission.
A signaler, avant mon interview, un reportage sur le Comte de Saint Germain, excellente bd ! Et après, une interview fleuve de l'homme qui est le héros de l'émission (et on le comprendra) : Régis Loisel !
Bonne vis... bon visionn...
Amuse toi bien, quoi.
Tu pourras écouter le chant du terroir ici, malheureux. Ce sera aussi l'occasion de voir quelques pages, magnifiquement mises en valeur par le montage de l'émission.
A signaler, avant mon interview, un reportage sur le Comte de Saint Germain, excellente bd ! Et après, une interview fleuve de l'homme qui est le héros de l'émission (et on le comprendra) : Régis Loisel !
Bonne vis... bon visionn...
Amuse toi bien, quoi.
mardi 1 juin 2010
Avoir l'air con à la télé, un métier...
Salut l'ami(e) !
Un petit post, comme ça, pour te prévenir que Vendredi, Samedi, et Dimanche, je repasse en boucle à la télévision. Sachant qu'au moment du tournage, j'étais aussi détendu qu'un câble de pont, ce devrait être un grand moment d'aisance, de répartie souple, et de drôlerie furieuse. En plus, cet instant mythique pourra être savouré à l'infini sur le net. Je m'en réjouis d'avance.
L'émission où je passe, c'est un Monde de Bulles, la seule émission intergalactique et universelle entièrement dédiée, dévouée, consacrée à la bd. C'est Jean Philippe Lefèbvre, le présentateur, qui le dit lui-même.
A priori, il a raison, puisque, mis à part cette excellente initiative prise sur Public Sénat, le PAF tout entier se torche avec notre noble métier, le reste du monde en a rien à foutre de la bd franco-belge, et les extra terrestres préfèrent les jeux vidéos. Normal, c'est une race supérieure.
En même temps, j'ose à peine imaginer leur perplexité s'ils reçoivent le signal, et décryptent une interview de Jodorowski. Bref.
Cependant, je ne vais pas bouder mon plaisir, Jean Philippe m'a invité, c'est chouette, et je suis bien content de passer à la télé pour parler de 3 Souhaits, mon dernier album, disponible dans tous les librairies, bonnes ou mauvaises, depuis le 5 Mai, et qui n'a que des bonnes critiques.
Contrairement à Prince of Persia.
Alors :
1 - qu'on vienne pas m'emmerder avec ce film qui n'a rien à voir avec mon livre
2 - si t'as pas compris qu'il fallait l'acheter, même si t'aimes pas les 1001 nuits, c'est que ton lobe frontal est porté disparu
3 - si avec une accroche pareille, tu me trouves pas sympa et tu veux vraiment pas acheter mon bouquin, c'est que t'as aussi perdu ton hémisphère droit dans le métro
Rooooh, allez, excuse moi, je m'emporte.
On va dire que je suis simplement un peu stressé.
Faut dire que je suis déjà intervenu dans un Monde de Bulles, et que j'avais été, comment dire... A chier ?
C'était pour la collection 7, chez Delcourt.
Oui, il y a deux trois ans, j'ai été interviewé pour un chef d'oeuvre commis dans cette collection. J'essayais de faire des blagues pendant mon interview, juste après Fabien Vehlmann.
Si t'as déjà vu Richard Virenque essayer de faire des phrases intelligentes quand il commente le Tour de France, tu comprendras l'écart qu'il y a entre essayer d'être drôle, et l'être vraiment.
Le pire, c'est que tu peux retourner voir la vidéo, si tu veux rire un coup. Ne compte pas sur moi pour te filer le lien, espèce de pervers.
Mais, bon, là, je m'inquiète sans doute pour rien.
A priori, les conditions n'étaient pas les mêmes. Là, c'est super, j'ai été interviewé juste avant un petit jeune, qui démarre dans le métier. Régis quelque chose. Du coup, je me suis senti beaucoup mieux.
Non, vraiment, je crois que ça va être super...
Un petit post, comme ça, pour te prévenir que Vendredi, Samedi, et Dimanche, je repasse en boucle à la télévision. Sachant qu'au moment du tournage, j'étais aussi détendu qu'un câble de pont, ce devrait être un grand moment d'aisance, de répartie souple, et de drôlerie furieuse. En plus, cet instant mythique pourra être savouré à l'infini sur le net. Je m'en réjouis d'avance.
L'émission où je passe, c'est un Monde de Bulles, la seule émission intergalactique et universelle entièrement dédiée, dévouée, consacrée à la bd. C'est Jean Philippe Lefèbvre, le présentateur, qui le dit lui-même.
A priori, il a raison, puisque, mis à part cette excellente initiative prise sur Public Sénat, le PAF tout entier se torche avec notre noble métier, le reste du monde en a rien à foutre de la bd franco-belge, et les extra terrestres préfèrent les jeux vidéos. Normal, c'est une race supérieure.
En même temps, j'ose à peine imaginer leur perplexité s'ils reçoivent le signal, et décryptent une interview de Jodorowski. Bref.
Cependant, je ne vais pas bouder mon plaisir, Jean Philippe m'a invité, c'est chouette, et je suis bien content de passer à la télé pour parler de 3 Souhaits, mon dernier album, disponible dans tous les librairies, bonnes ou mauvaises, depuis le 5 Mai, et qui n'a que des bonnes critiques.
Contrairement à Prince of Persia.
Alors :
1 - qu'on vienne pas m'emmerder avec ce film qui n'a rien à voir avec mon livre
2 - si t'as pas compris qu'il fallait l'acheter, même si t'aimes pas les 1001 nuits, c'est que ton lobe frontal est porté disparu
3 - si avec une accroche pareille, tu me trouves pas sympa et tu veux vraiment pas acheter mon bouquin, c'est que t'as aussi perdu ton hémisphère droit dans le métro
Rooooh, allez, excuse moi, je m'emporte.
On va dire que je suis simplement un peu stressé.
Faut dire que je suis déjà intervenu dans un Monde de Bulles, et que j'avais été, comment dire... A chier ?
C'était pour la collection 7, chez Delcourt.
Oui, il y a deux trois ans, j'ai été interviewé pour un chef d'oeuvre commis dans cette collection. J'essayais de faire des blagues pendant mon interview, juste après Fabien Vehlmann.
Si t'as déjà vu Richard Virenque essayer de faire des phrases intelligentes quand il commente le Tour de France, tu comprendras l'écart qu'il y a entre essayer d'être drôle, et l'être vraiment.
Le pire, c'est que tu peux retourner voir la vidéo, si tu veux rire un coup. Ne compte pas sur moi pour te filer le lien, espèce de pervers.
Mais, bon, là, je m'inquiète sans doute pour rien.
A priori, les conditions n'étaient pas les mêmes. Là, c'est super, j'ai été interviewé juste avant un petit jeune, qui démarre dans le métier. Régis quelque chose. Du coup, je me suis senti beaucoup mieux.
Non, vraiment, je crois que ça va être super...
dimanche 23 mai 2010
Je suis allé au concert de Lady Gaga
Hé ben oui. C'est comme ça, l'ami. Consternation. Je sais.
Et le pire est à venir : j'ai bien aimé.
Alors c'est sûr, je suis pas un fan, loin s'en faut, je connaissais pas les paroles, j'ai pas sauté pendant deux heures en hurlant chaque chanson, encore moins reconnu les intros de tel ou tel tube, et surtout pas applaudi à s'en faire exploser les paumes à la fin des singles.
Le type qui était à côté de moi s'en est chargé. Il se trouve juste que c'était mon frère.
Mais j'ai aimé, il faut l'assumer. Moi, quand on me propose un défilé de John Galliano, mixé avec du Chantal Goya, le tout réalisé par Michael Bay ou Roland Emmerich, je dis "faut voir". C'est sûr, par contre, qu'il faut pas espérer entendre le mot "nuance" dans la bouche des fans...
Faut dire qu'entre la troupe de danseurs bâtis comme des lutteurs, les décors à la Ben Hur version urban style, les costumes mécaniques et les plateformes à faire hurler Johnny de jalousie, tu comprends le prix du billet. Ou presque.
Donc, plein la gueule. Plein les oreilles, aussi, mais ça on le savait. C'est un concert. Si t'as pas d'acouphène à la sortie, c'est que t'as passé une mauvaise soirée.
Mais j'ai aimé.
Parfois, même, j'ai crié, moi aussi. Quand elle a dit "in France, you all have big cocks", là oui, j'ai accompagné la ferveur populaire d'un rugissement bestial.
Et puis elle le méritait. Elle est généreuse, cette fille-là. 89 "cheu fous aime mei peti monsterrrrrzzz", 157 "cheu viou eudoowwweee peurisssss". C'est moins que Madonna, à ce qu'on m'en a dit. Mais elle, elle le dit vraiment, c'est pas du playback. Même quand elle chante, dis donc.
Oui, un truc de fou : elle chante vraiment. Elle a même plutôt une bonne voix. On a eu droit au fameux interlude au piano que tous les critiques citent : "j'ai une voix, moi, les mecs, contrairement à ce que laissent croire mes chansons, et je sais même jouer d'un instrument de musique".
En tout cas, moi, de la part d'une chanteuse de techno, il en fallait pas plus pour me sidérer.
Reprise de "stand by me", plus deux titres à elle. Bien chantés, audibles, tout ça. Un truc de dingue. Avant, après, t'entends plus sa voix, mais c'est pas grave, à un moment t'as entendu quelque chose, et c'était juste.
Alors, bien sûr, même au piano, même a capella, ça se finit à quatre pattes, en utilisant d'une étrange façon les chandeliers en toc qui sont autour d'elle.
Faut pas oublier que c'est une freaks, qu'elle démolit l'establishment à grands coups de chansons. Mais quand même, le coup des chandeliers, c'était pas forcément nécessaire, on avait déjà bien compris qu'elle était en révolte avant. Quand elle remuait sa tête entre les cuisses de ses danseurs, par exemple.
Mais quand même, une vraie performance.
Y a un moment, peut-être, où je me suis dit que c'était too much : c'est le coup du Gozilla en latex, qui la caressait avec ses tentacules, pendant que son soutif et son panty crachait des feux d'artifice.
J'ai pas bien compris le rapport avec la chanson, "Paparazzi". Mais ça donnait.
Enfin bon, le reste du public s'en foutait, de tout ça. Ils l'ont aimée. Très très fort.
Surtout quand elle a crié "i love you all, my french gay boyyyzzzzzzzz !!!!".
C'est sans doute à ce moment là que la salle a hurlé le plus fort...
Quel chouette concert.
Et le pire est à venir : j'ai bien aimé.
Alors c'est sûr, je suis pas un fan, loin s'en faut, je connaissais pas les paroles, j'ai pas sauté pendant deux heures en hurlant chaque chanson, encore moins reconnu les intros de tel ou tel tube, et surtout pas applaudi à s'en faire exploser les paumes à la fin des singles.
Le type qui était à côté de moi s'en est chargé. Il se trouve juste que c'était mon frère.
Mais j'ai aimé, il faut l'assumer. Moi, quand on me propose un défilé de John Galliano, mixé avec du Chantal Goya, le tout réalisé par Michael Bay ou Roland Emmerich, je dis "faut voir". C'est sûr, par contre, qu'il faut pas espérer entendre le mot "nuance" dans la bouche des fans...
Faut dire qu'entre la troupe de danseurs bâtis comme des lutteurs, les décors à la Ben Hur version urban style, les costumes mécaniques et les plateformes à faire hurler Johnny de jalousie, tu comprends le prix du billet. Ou presque.
Donc, plein la gueule. Plein les oreilles, aussi, mais ça on le savait. C'est un concert. Si t'as pas d'acouphène à la sortie, c'est que t'as passé une mauvaise soirée.
Mais j'ai aimé.
Parfois, même, j'ai crié, moi aussi. Quand elle a dit "in France, you all have big cocks", là oui, j'ai accompagné la ferveur populaire d'un rugissement bestial.
Et puis elle le méritait. Elle est généreuse, cette fille-là. 89 "cheu fous aime mei peti monsterrrrrzzz", 157 "cheu viou eudoowwweee peurisssss". C'est moins que Madonna, à ce qu'on m'en a dit. Mais elle, elle le dit vraiment, c'est pas du playback. Même quand elle chante, dis donc.
Oui, un truc de fou : elle chante vraiment. Elle a même plutôt une bonne voix. On a eu droit au fameux interlude au piano que tous les critiques citent : "j'ai une voix, moi, les mecs, contrairement à ce que laissent croire mes chansons, et je sais même jouer d'un instrument de musique".
En tout cas, moi, de la part d'une chanteuse de techno, il en fallait pas plus pour me sidérer.
Reprise de "stand by me", plus deux titres à elle. Bien chantés, audibles, tout ça. Un truc de dingue. Avant, après, t'entends plus sa voix, mais c'est pas grave, à un moment t'as entendu quelque chose, et c'était juste.
Alors, bien sûr, même au piano, même a capella, ça se finit à quatre pattes, en utilisant d'une étrange façon les chandeliers en toc qui sont autour d'elle.
Faut pas oublier que c'est une freaks, qu'elle démolit l'establishment à grands coups de chansons. Mais quand même, le coup des chandeliers, c'était pas forcément nécessaire, on avait déjà bien compris qu'elle était en révolte avant. Quand elle remuait sa tête entre les cuisses de ses danseurs, par exemple.
Mais quand même, une vraie performance.
Y a un moment, peut-être, où je me suis dit que c'était too much : c'est le coup du Gozilla en latex, qui la caressait avec ses tentacules, pendant que son soutif et son panty crachait des feux d'artifice.
J'ai pas bien compris le rapport avec la chanson, "Paparazzi". Mais ça donnait.
Enfin bon, le reste du public s'en foutait, de tout ça. Ils l'ont aimée. Très très fort.
Surtout quand elle a crié "i love you all, my french gay boyyyzzzzzzzz !!!!".
C'est sans doute à ce moment là que la salle a hurlé le plus fort...
Quel chouette concert.
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